Le président du CNIVR, conseil national interprofessionnel des viandes rouges, a assuré dans sa déclaration à l’APS que le marché de viande rouge est assez approvisionné par la production locale, en soulignant que les prix ont relativement baissé. Ainsi, toute rupture de stock durant le mois sacré, qui s’approche à grands pas et où la demande augmente, est écartée.

Dans cette perspective, de nombreux engraisseurs ont d’ores et déjà lancé leurs opérations d’importation de veaux à l’engraissement destinés à l’abattage en prévision du mois sacré, qui connaît habituellement une hausse considérable de la demande en viande bovine. Ce même responsable précise que l’importation de bovins vivants est largement plus rentable que l’importation du produit fini, tant sur le plan nutritionnel comme sur le plan économique : 5e quartier (abats et tête), peaux, etc.

Le Président de la fédération nationale des éleveurs (FNE) s’est, quant à lui, réjoui du gel d’importation de viande rouge en notant que cette action permettra de booster et d’encourager les producteurs locaux. Les présidents des 2 organisations ont ainsi plaidé pour le soutien en faveur des professionnels de la filière en défendant le soutien à la production nationale qui passe par les incitations fiscales en faveur des éleveurs et des engraisseurs, sans négliger la subvention des prix des aliments de bétails.