L’Autorité du Canal de Panama est en train d’étudier la possibilité de construire un 4ème jeu d’écluses et projette également de mettre en place une « taxe carbone » à laquelle devraient s’acquitter les navires qui transitent par la route interocéanique. L’administrateur du Canal de Panama, Ricaurte Vasquez, souhaite que le canal reste compétitif et pour cela, investir dans les nouvelles technologies est nécessaire. Les nouvelles technologies permettront en effet non seulement d’améliorer la sécurité et fiabilité du canal, mais aussi de permettre une extension des capacités de la route maritime. A ce titre, est à l’étude aujourd’hui la faisabilité ou non d’un 4ème parc d’écluses sur le Canal, un nouveau parc entièrement numérique, pour lequel l’Autorité du Canal a fait savoir qu’elle allait recruter une main d’œuvre hautement qualifiée. Egalement, consciente des effets néfastes du commerce maritime sur l’environnement et la biodiversité, l’Autorité du Canal a pour projet de mettre en place une redevance carbone, dont les navires devraient s’acquitter, proportionnellement à leurs émissions carbones. Ainsi, le Canal de Panama souhaite prendre la route de la neutralité carbone, faisant du Canal, un canal vert, notamment en internalisant le coût de la protection environnementale dans son « mécanisme des prix ». Rappelant la position géographique du Panama, qui fait de celui-ci un carrefour commercial mondial, Vasquez, envoie un signal fort au commerce international et souhaite en finir avec le discours pro mondialisation.