Le Myanmar met en œuvre un plan national d’électrification qui vise à raccorder au grid national 100 % des foyers birmans en 2030. Cette opération rencontre des difficultés pour satisfaire la demande locale, qui croît de 15 à 17 % par an. L'écart entre l'offre et la demande au Myanmar devrait s'aggraver jusqu'en 2021.

Si le Myanmar dispose de 83 centrales électriques, dont 62 centrales hydroélectriques, 20 centrales au gaz et une centrale au charbon pour une capacité de production actuelle d'environ 3,6 GW, la production d'électricité a été inférieure de 600 MW à la demande pendant la dernière saison chaude.

Pour répondre à cette demande, le ministère a lancé en juin cinq appels d'offres pour des projets électriques qui permettront d'éviter les pannes à Yangon l'année prochaine. Deux consortiums dirigés par VP Power (entreprise hongkongaise) et China Energy Engineering Group (CEEC) ont remporté ces cinq projets.

En parallèle, le gouvernement birman a appliqué une forte hausse des tarifs de l'électricité. Fortement subventionnée, celle-ci grevait le budget de l’État. Cette réforme a eu deux effets notables : une réduction de la consommation des foyers et l’augmentation du recours aux énergies renouvelables (solaire principalement) par les industriels cherchant à réduire leur facture.

Cette augmentation du tarif a créé une opportunité pour les énergies renouvelables, qui vont jouer un rôle important dans l’électrification du pays. Enfin, cette augmentation devrait permettre d’investir davantage dans des projets énergétiques de plus grande envergure. Bien que de nombreuses entreprises aient manifesté un intérêt pour les projets solaires et éoliens, le manque d'expérience dans ce type d'énergie a fait hésiter le gouvernement pour s’engager dans des projets d’envergure.