Le marché du machinisme agricole en Russie 2017

Auteur : Bureau Business France de MOSCOU

2017 - 39 pages

Editeur : Business France

Référence : B1704443A

Prix : 80,00 €

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La Russie jouit d'un potentiel agricole colossal : elle possède 9% de la surface cultivée mondiale, 55% des terres noires et 20% des réserves d'eau douce, ce qui lui permet d'être l'un des plus gros producteurs et transformateurs de céréales au monde. En 2016, la récolte de céréales en Russie a atteint 120 M de tonnes, son niveau record pour la période post-soviétique. Depuis quelques années, le secteur agricole en Russie devient de plus en plus important. En 2010, le gouvernement a adopté la Doctrine de la sécurité alimentaire qui prévoit une augmentation significative de la production agricole dans les années à venir. L’accomplissement de cet objectif est impossible sans atteindre un niveau de mécanisation suffisant dans l’agriculture. Aujourd'hui, la part de la production locale de machines et d’équipements agricoles représente 0,13 % du PIB de la Russie. Les plus gros acteurs sur le marché du machinisme agricole sont Rostselmash, PTZ (l’usine de tracteurs de Saint-Pétersbourg) et KTZ (groupe Traktornye Zavody) qui totalisent 45 % de la production. Les mesures prises par l’Etat à l’égard des constructeurs russes ne sont pas suffisantes, en témoigne l’état actuel du parc de machines agricoles en Russie. La baisse considérable du parc des machines agricoles en Russie (de 4 à 5 fois par rapport à 1990) a entraîné un manque d'engins dans les exploitations agricoles. Selon les dernières données du Ministère de l'agriculture russe, 59,7 % des tracteurs, 45,6 % des moissonneuses-batteuses et 44,6 % des ensileuses ont plus de 10 ans, c'est à dire une durée d'exploitation dépassée. Comparativement à d'autres pays ayant une agriculture développée, la Russie a le plus bas ratio de machines agricoles par 1000 hectares de surface arable, soit 3 tracteurs contre 16 pour le Canada et 64 pour l'Allemagne. En 1990, on comptait 11 tracteurs pour 1000 ha en Russie. Une issue à ce problème pourrait être d’inviter les constructeurs étrangers à localiser leur production en