La France est le premier acteur mondial de la mode et du luxe, un secteur en croissance continue dans le monde. Son chiffre d’affaires à l’export en 2018 est de 35,7 milliards d’euros avec un taux d’exportation de 80 % parmi les 50 premières marques françaises du périmètre mode.

 

Depuis une dizaine d’années, la mode est en baisse sur le marché domestique mais elle reste stable au niveau mondial. Le point positif de l’année 2018 est hors de nos frontières. Les exportations françaises de prêt-à-porter féminin ont ainsi enregistré une progression de 6,3 % en valeur sur 2018, pour un montant total de 3,344 milliards d’euros. En 2018, La Grande-Bretagne est le premier marché export de la France.

 

Tant les entreprises que les consommateurs sont séduits par la fabrication 100% française et cette tendance du « Made in France » s’inscrit dans un nouveau mode de consommation, responsable et attaché au terroir local. Le savoir-faire et l’identité forte du design français font de la France et sa capitale le numéro 1 incontesté du secteur, malgré la concurrence d’autres pays (Milan- Italie, New York- Etats Unis, Shanghai - Chine). La mode représente un enjeu économique et culturel fort. C'est un secteur stratégique et symbolique pour la France et pour son rayonnement international.

 

Les opportunités ne manquent pas sur les marchés européens (Allemagne) mais aussi en Amérique du Nord et certains marchés asiatiques (Japon, Corée du Sud et Thaïlande). Sans oublier l’Amérique latine ou nous avons des accords de libre-échanges (ALE) et droits de douane supprimés (Colombie, Mexique).

 

 

NOUVEAUX MODES  DE CONSOMMATION - NOUVELLES EXPERIENCES D’ACHAT

 

Les consommateurs d’aujourd’hui modifient leur comportement d’achat et leurs attentes. Une majorité de consommateurs est plus attentive à l’impact des produits qu’ils achètent. Plus exigeants en termes de qualité, ils sont sensibles à l’histoire du vêtement (transformation de la matière première) et à la durabilité. La pratique d’autres alternatives est en progression, telle que l’achat de seconde main et la location de vêtements.

 

Le consommateur (hyperconnecté) a basculé de l’observation passive à la domination active. Il ne se contente plus d’acheter des produits à la mode mais impose une interactivité avec l’entreprise. Face aux consommateurs très informés et exigeants, les enseignes doivent s’adapter et repenser leur business model.

 

L’Athleisure est une tendance qui est toujours en progression. Quand la mode se conjugue avec le sport, les articles ne sont plus seulement techniques mais apportent confort et style. Les grandes marques de prêt-à-porter incluent d’ailleurs souvent une ligne sport dans leurs collections.

 

Internet, qui n’est plus, et de loin, l’apanage des pure players, continue sa croissance. Sur les dix premiers mois de 2018, si les ventes d’habillement en magasin chutaient de 4,3 %, elles progressaient de 5,3 % sur Internet. Pour les chaînes spécialisées, le e-commerce a ainsi progressé de 10,6 %. Le magasin n’est pas mort, mais il doit s’adapter et repenser son modèle stratégique pour recréer l’attractivité. Les enseignes sont entrés dans une nouvelle ère, celle du « Phygital » : intégrer les pratiques et les supports du digital dans les points de vente physiques pour proposer un parcours d’achat personnalisé et dynamiser les ventes. Les consommateurs n’achètent plus des produits et des services, ils achètent des expériences et des relations.

 

La personnalisation de la relation, de l’expérience, un mantra absolu, est désormais possible grâce au Big Data et à l’intelligence artificielle. L’intelligence artificielle sera au cœur des transformations.

La réalité virtuelle devient mature et constituera une interface majeure entre les marques et leurs clients. Les progrès technologiques transforment les relations entre marques et clients en établissant de nouvelles normes quant à la fluidité des interactions.

 

 

Sources : Fashion United – 11.2018 & Fashion Network/IFM/FPAPF – 12.2018