Le Digital Health Summit (http://digitalhealthsummit.it/) qui s’est tenu mi-octobre à Milan a permis de faire le point sur le développement en Italie des services digitaux dans le secteur de la santé.

La dépense de santé croît annuellement en Italie de 5,4 % et continuera à croître selon Deloitte au cours des prochaines années en raison du vieillissement de la population. L’observatoire E-Health 2019 estime qu’en 2018 l’e-santé a représenté un marché de 1,722 Mds EUR, soit une croissance de 4,2 % par rapport à 2017. Ce montant est encore faible : sur une dépense de santé par personne de 2 500 EUR (2018), la partie dédiée à l’innovation digitale atteignait à peine 28 €.

Le secteur reste très fragmenté au niveau de l’offre de services et du nombre des centres de dépense régionaux (qui constitue en Italie le point central du modèle de santé publique). 75 à 80 % des investissements d’e-santé sont encore concentrés sur la gestion administrative du système.

Pourtant, la prise en charge des pathologies chroniques (qui touchent 24 M d’Italiens) est devenue une priorité et elle nécessite une réponse globale intégrant et favorisant la collaboration entre tous les intervenants (patients, familles, associations, structures médicales). 75 % des régions mettent en place un modèle de « chronic care » et 56 % un modèle de « population health management ».

52 % des régions italiennes ont (ou ont prévu) de réformer leur système sanitaire, ce qui mènera à une redéfinition du rôle des intervenants de la santé publique, à la concentration des achats et de l’administration, à la rationalisation du nombre de structures de soins sur le territoire et à la création de hubs périphériques ou « maisons de la santé » et de « data companies » en mesure d’analyser toutes les informations disponibles sur les patients et les parcours de soins.

Dans ce contexte, une enquête de NetConsulting Group/AISIS souligne que 71% des structures sanitaires régionales considèrent que la mise en place des plans de