Dans le cadre de son programme de relance de la filière tomate, après les ravages de la pandémie du Covid-19, le gouvernement camerounais annonce la réhabilitation prochaine de la Société des conserveries du Noun (Scan), qui a fermé ses portes au début des années 2000, après environ 6 ans d’activités.

Cette réhabilitation permettra au pays de disposer à nouveau d’une unité de transformation de tomates fraîches, afin d’empêcher les braderies vécues dans le pays dès la confirmation des premiers cas de Covid-19 dans le pays, situation ayant conduit à la fermeture des frontières dès le 17 mars 2020.

Cette décision a eu pour conséquence de priver les producteurs de tomates du Cameroun des traditionnels acheteurs venant des pays voisins tels que le Gabon et la Guinée Équatoriale. Ces derniers se procurent souvent une bonne partie des 700?000 tonnes de tomates produites chaque année dans le pays, selon les statistiques officielles.

De sources proches du dossier, la Scan a été fermée au début des années 2000 en raison principalement des pertes financières consécutives aux difficultés de l’usine à tourner à plein régime, faute de matière première suffisante. Le coût de production des conserves de tomates, du fait de la cherté des emballages importés, n’a pas non plus contribué à rendre cette unité industrielle compétitive.