Suite à l’annonce du ministre algérien de l’agriculture, Abdelhamid Hemdani, sur les suspensions de toute activité d’importation de viande rouge, de nombreux désagréments ont été relevés par les importateurs, en termes de perte sèche et de suppression d’emplois. Pour le président de la fédération nationale des importateurs de viandes rouges, qui déplore la “non concertation”, il s’agit d’une décision à caractère unilatéral qui aurait causé des dommages au niveau de la production nationale.

Ce même responsable a aussi souligné qu’il était nécessaire de garder en stock des provisions en viande rouge avant l’arrivée du mois sacré si l’on voulait éviter une hausse des prix considérable, vu la forte consommation pendant ce mois-ci. Selon lui, il faut un mois et demi pour qu'une commande puisse être satisfaite par les producteurs étrangers ; si la suspension des importations dure encore un mois, il sera quasi impossible d'alimenter convenablement le marché pendant le mois de Ramadhan.

Le président de la fédération n’a cependant pas épargné le cas de figure où l’autorité serait susceptible de penser à (ré)autoriser les importations d’urgence à un mois du Ramadhan, mentionnant que dans le cas contraire, cette situation serait catastrophique et provoquerait des bousculades chez les producteurs étrangers ce qui fera flamber les prix.