Tableau de bord de l'attractivité de la France

L’internationalisation des économies est bien une réalité, qui porte à la fois sur les capitaux et les talents intensifiant la concurrence entre les territoires. La mondialisation met donc en concurrence l’ensemble des acteurs économiques mondiaux. L’attractivité économique d’un site est étroitement liée à sa compétitivité. Quelle que soit sa dimension géographique, un territoire qui n’est plus compétitif s’expose à des pertes de populations, à des phénomènes de désinvestissement, à des délocalisations d’entreprises. L’attractivité est devenue, en quelques années, un facteur clé du dynamisme des économies nationales et de leur intégration dans l’économie globalisée. L’enjeu est d’attirer les investissements étrangers créateurs d’emploi, acteurs majeurs de la dynamisation et de l’industrialisation des territoires. Pour la septième année consécutive, le tableau de bord de l'attractivité de la France, réalisé par Business France, en collaboration avec la Direction générale du Trésor et le Commissariat général à l’égalité des territoires, apporte une contribution originale dans ce domaine. Il compare les principaux déterminants de quatorze pays de l’OCDE, en rassemblant un vaste ensemble de données économiques relatives aux indicateurs et déterminants de l’attractivité, sans postuler un système d’agrégation et de pondération de ces données. Il permet d’établir ainsi un diagnostic objectif de l’attractivité du site France.

Le tableau de bord confirme l'ouverture de la France au monde : 7ème économie mondiale en termes de stock d'IDE entrants, l'une des 3 économies européennes les plus attractives aux yeux des investisseurs étrangers créateurs d'emploi, 1ère destination européenne des investissements industriels étrangers depuis 15 ans, 4ème pays mondial d'accueil des étudiants en mobilité internationale. Le tableau de bord révèle que la France peut compter sur ses forces que sont la taille de son marché, son positionnement géographique en Europe, la vitalité de sa démographie, la qualité de l’enseignement supérieur, la productivité de la maind’oeuvre, l’excellence des infrastructures, un environnement entrepreneurial dynamique, la qualité du cadre de vie, notamment.

Enfin, il confirme également la nécessité de regagner du terrain dans un environnement concurrentiel en matière de droit du travail et de fiscalité. Mais l’attractivité ne se réduit pas à une dimension objective, elle intègre également l’influence perçue et générée. Trois compléments enrichissent la réflexion.

Le premier complément présente la dynamique des territoires. Afin de relever les défis de l’attractivité des territoires, des politiques publiques (développement des infrastructures, clusters…) sont mises en oeuvre. Le deuxième complément est consacré à l’affirmation du marché européen sur la scène internationale : l’Europe est la première puissance économique mondiale, l’une des premières puissances commerciales ainsi que la première région d’accueil des entreprises étrangères. Le dernier revient sur les perceptions des décideurs étrangers, qui influencent les choix de localisation, autant que les indicateurs économiques. Les atouts structurels de la France et, en particulier, la qualité de l’environnement offert aux entreprises innovantes ainsi que la performance de la main d’oeuvre française, sont largement reconnus. À ce titre, la French Tech représente un levier d’image et d’attractivité pour la France.